Pourquoi Le Lean Start-up change tout : article de Steve Blank dans Harvard Business Review paru dans le numéro du mois de Mai

Mardi 14 mai 2013

leanstartupNous résumons ici très brièvement un article de Steve Blank  paru dans le numéro de mai de la Harvard Business Review, dans lequel il donne un aperçu des techniques de  création de « lean start-up » et explique comment elles pourraient transformer  l’économie. Bien que cette méthodologie n’ait été mise au point que depuis quelques années, la plupart des business schools commencent à l’intégrer dans leurs cours : des concepts comme celui de « produit minimum viable« , de « pivot« , ont en effet pris rapidement racine dans le monde des start-up  -, Startup Weekend et d’autres événements y ont d’ailleurs largement contribué -, renversant complètement les « dogmes » des dernières décennies selon lesquels la création d’entreprise se déroulait  immuablement de la façon suivante : rédaction d’un business plan, pitch aux investisseurs, constitution d’une équipe, lancement du produit sur le marché, et commercialisation (à fond !).

Or,

  1. Les business plans survivent rarement au premier contact avec le client. « Comme l’a si bien dit Mike Tyson : « Tout le monde a un plan, jusqu’à ce qu’il prenne un coup en pleine figure. »
  2. Personne d’autre que les VC ou l’ex Union Soviétique ne demande des plans sur 5 ans pour prédire l’imprévisible. (!)
  3. Les start-up ne sont pas les modèles réduits de grandes entreprises et leur gestion ne peut être calquée sur les leur. Finalement, les jeunes entreprises qui réussissent sont celles qui vont d’échec en échec, mais savent s’adapter à chaque fois, et améliorer leurs idées initiales à partir des retours prospects/clients.

Une recherche récente de Shikhar Ghosh pour Harvard Business School, établit que 75% des start-up échouent. Adopter l’approche « lean start-up » permettrait de réduire ce taux.

La méthode lean start-up repose sur 3 principes :

  1. Les fondateurs savent qu’ils ne s’appuient au départ que sur une série d’hypothèses, de suppositions. Ils les résument alors dans un business canevas.
  2. Le customer development ou développement par la clientèle  consiste à « sortir du bureau » pour tester toutes ces hypothèses (caractéristiques du produit, prix, mode de distribution, quelle stratégie d’acquisition de la clientèle). Il s’agit ici d’être agile et rapide et de développer très rapidement un produit minimum viable, puis de repartir à nouveau au contact de la clientèle pour avoir son feedback à toutes les étapes.
  3. Enfin, le développement du produit se fait de façon agile.

Cette méthode a été progressivement mise au point de la façon suivante :

Publication

  •  en 2003, de The Four Steps to Epiphany par Steve Blank, ouvrage dans lequel Steve présente le processus du développement par la clientèle (Customer development);
  •  en 2010, par Alexander Osterwalder et Yves Pigneur de Business Model Generation où ils ont divulgué le business model canevas;
  •  en 2011, de The Lean Start-up par Eric Ries ;
  • en 2012, du manuel de référence The Startup’s Owner Manual par Steve Blank et Bob Dorf  .

Chose tout à fait intéressante,  non seulement les entrepreneurs s’inspirent de cette méthode, mais aussi depuis 3 ans, des groupes comme General Electric, Qualcomm et Intuit ont adopté la méthodologie lean start-up, en centrant leurs organisations sur leurs clients.

 
Recommend to a friend

Trackbacks & Pingbacks

  1. YnYCNMhE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


− trois = 6

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>